Bertrand n'aime pas les hyperdéputés façon Copé!

Publié le par comet

(Publié sur Marianne2 ; dessin de Rhodo) La précarité n'existe pas, la violence des luttes sociales est ultra-minoritaire et les contis sont des extrémistes de gauche qu'il convient de condamner... Mais il vit où le secrétaire général de l'UMP?


A lire une interview parue dans La Croix
On finit par se demander où vit Bertrand ? Pas de précarité et des violences marginales...Première mise au point, la France ne bascule pas dans la précarité : « Bien sur que non ! » affirme-t-il. Et pour cause, « notre pays est doté d'un système de protection sociale que beaucoup nous envient ». A répéter aux sept millions de pauvres que compte la France.

Les violences de Compiègne sont le fait d'extrémistes de gauche  « ultra minoritaires » ! Tiens, nous on pensait qu'il s'agissait d'ouvriers mis au chômage, désespérés par l'impuissance des hommes politiques à les protéger et l'impunité accordée par la justice à leurs patrons qui ferment l'usine...

Un système politique à la dérive ?
Enfin, Bertrand répond à  Copé et son « hyper-parlement ». Il pense que « celui qui a légitimité la plus forte, c'est le Président », les députés étant élus pour le soutenir, un point c'est tout, et voilà l'assemblée nationale transformée en chambre d'enregistrement. Et la réforme constitutionnelle de Sarkozy pour donner plus de pouvoirs aux parlementaires, c'était du vent ? Quant au parti, il nous dit qu'il a pour tâche de faire de la pédagogie et de proposer des réformes... Manifestement, le « bienheureux » Bertrand prend à coeur son rôle de chef des godillots!

Résumons donc sa vision : des députés élus mais cantonnés au rôle de « gentil chien-chien » d'un hyper-président plus légitime que les autres et soutenu par un parti occupant une place centrale... Sans commentaire. Ceux qui voudront comprendre comprendront... Mais rassurons-nous, « en se rasant le matin », il ne pense pas à 2017, pas comme Bayrou cet « obsédé par la présidentielle »... 
A bon entendeur. 

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