Et nos espoirs deviendront réalité...

Publié le par cedric o

Les jours s'en viennent courts à l'aube de ce choix tragique qui s'annonce à nous. Tragique est ce choix car il peut nous faire sombrer un monde où la seule liberté qui nous resterait serait de résister. Résister aux injustices économiques. Résister aux injustices sociales. Résister aux injustices culturelles. Résister aux injustices tout court. Voilà pourquoi le choix qui s'annonce est tragique. Parce que précisément, il pourrait remettre en cause cette même possibilité de choisir. Face à cela, résignation ou résistance dirons certain. Ce n'est pas un choix qui s'offre à nous.

La résistance n'est pas un droit, c'est un devoir, c'est une exigence de liberté envers la Liberté. Et oui, les armes sont loins. Et non, l'histoire ne se répète pas. Elle bégaye diront les amuseurs de foule. Mais la résistance ne se réduit pas aux armes. Elle est un quotidien qui se réinvente en permanence. Contraint de se réinventer pour continuer d'exister. La résistance, c'est le chemin caché de la Liberté, le passage secret qu'il faut utiliser en dernier recour. Non pour s'enfuir, mais bien pour continuer de vivre. Alors nous résisterons tant qu'il le faudra, dans les urnes, dans les rues, dans nos idées.

Les lendemains de 1er mai sont porteurs d'espoir. Des centaines de milliers de personnes se sont réunis pour fêter leur victoire, car c'est une victoire de défiler ensemble. Une victoire de défendre ensemble le Bien Commun face à ceux qui voudraient bien que chacun se recroqueville sur son petit intérêt particulier. Cette victoire collective du 1er mai est vivifiante. En d'autres temps, des hommes ont donné leur sang pour cette victoire. Nous luttons pour eux comme pour nous et tous les autres qui s'en viennent. Je veux pour mes enfants un monde plus juste comme eux se son battus pour que j'écrive cela aujourd'hui. Ca aussi, cela ne relève pas du choix, mais d'une exigence morale.

Entre 60 000 et 80 000 se sont ensuite réunis pour fêter l'espoir à Charlety. Que c'est merveilleux de retrouver la France comme ça. Des jeunes, des vieux, des pousettes et des femmes au ventre rond. Les mille et une couleurs qui composent notre monde s'étaient données rendez vous en cette soirée du 1er mai. Des tribunes pleines de roses rouges et de cartons magenta. Une foule qui chante et c'est le temps des cerises qui lui fait écho de la scène. Une soirée de l'espoir avant le choix tragique. Une soirée enivrante pour tous ces êtres qui croient encore aux vertus de la Justice et de l'Egalité. Que le tryptique républicain était de bon ton.

Liberté, Egalité, Fraternité. Voilà nos espoirs partagés du 1er mai. La démocratie du peuple, par le peuple et pour le peuple disait Jean-Jacques... Hier soir, l'espoir était encore permis de rêver à un monde meilleur à plusieurs. Demain, il ne s'agira plus d'espérer mais de construire ce monde meilleur. Soutenir corps et âmes Ségolène, c'est déjà entrer en résistance face à cette nébuleuse locale, nationale et mondiale, qui maltraite jusqu'à notre propre condition d'homme, qui va jusqu'à nuire notre liberté la plus essentielle, celle de vivre dans la paix avec l'Autre. Puisque et parce que l'Autre est toujours un frère. Résistons dés maintenant. Votons Ségolène. Et nos espoirs, ne seraient-ce que quelques uns, deviendront réalités.

 

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Joanne Pontbriand 18/05/2007 21:29

La résistance est l'ombre de la liberté. La résistance bloque la fluidité du mouvement. C'est l'arrêt du possible. C'est l'effort de fermeture alors que la liberté est son contraire. La résistance n'est pas un devoir c'est une entrave. La décision, quelle qu'elle soit, qui est "strangulée" par la résistance relève du faux choix, d'un choix torturé et instable. La décision, quelle qu'elle soit, qui est dictée par la liberté relève du vrai choix, d'un choix assumé et durable. La résistance c'est l'absence de choix, le baîllonnement et l'endiguement alors que la liberté, trop noble, ne peut supporter ces contraintes. Car elle puise sa puissance justement au coeur de l'élan naturel qui catapulte une vérité si nette qu'elle convainc le plus incrédule des électeurs. La liberté c'est le mouvement, la force du courant et de l'échange, qui seuls, amènent le changement; le changement de vue et l'éveil nécessaire à la révolution des idées, à la prise de conscience collective et à l'action politique dans toute sa splendeur démocratique.