2 millions d'euros de pub dans les médias: le RSA ça sert à ça!

Publié le par comet

(Publié sur Marianne) Une campagne de com' qui coûte plusieurs millions d'euros pour dorer le blason d'un RSA qui sert à rien. Et les médias qui reprennent en bloc la communication officielle.
(Capture d'écran Europe 1)
 
« Le RMI est mort ! Vive le RSA ! » Des publicités à tire-larigot dans tous les médias pour la modique somme de... 2 millions d'euros . Une information made in Thierry Saussez, le monsieur com' du gouvernement. LibérationLe MondeLe Figaro, aucun des journaux nationaux n'y échappent... Un plan de communication bien rodé pour expliquer tout le bien de cette réforme « contre laquelle ont peut difficilement être » sous peine de se retrouver catalogué dans le camp des gauchistes qui stigmatisent « ces salauds de patrons qui n'ont de cesse d'exploiter leurs salariés. », en témoigne le billet de Marc Landré sur son blog  du Figaro, « Les dessous du social ».

« Le RMI est mort ! Vive le RSA ! ». C'est aussi le refrain sur Mediapart « Il garantit à ceux qui reprennent un emploi un complément de revenus, en moyenne de 110 euros par mois en moyenne. Il permet aussi à ceux qui ont un emploi mais se situent en dessous du seuil de pauvreté en raison de leurs bas revenus – les «travailleurs pauvres» – de bénéficier d'une allocation complémentaire. » C'est bien d'informer. Mais pourquoi se limiter aux communiqués de presse du gouvernement? Pourquoi ne pas dire, par exemple, que le RMI permettait déjà à ceux qui retrouvaient un emploi d'avoir un complément de salaire? Pourquoi reprendre naïvement une moyenne d'un complément de revenu qui inclut  tous les allocataires du RSA, dont ceux qui ne travaillent pas du tout? A la décharge deMediapart, la dépêche est conjointement signée avec le Figaro (voir la capture d'écran ci-dessus).

Des médias dont l'unanimisme sur le RSA interroge. La publicité qui égaie vos quotidiens du jour est pour le moins trompeuse. « Avec le RMI, ceux qui retrouvaient un travail pouvaient perdre des revenus : ils devenaient prisonniers de l'assistance. Le RSA rompt cette logique. » Perdre des revenus ? C'est faux, les Rmistes qui retrouvaient un travail avaient droit à un complément de salaire, et même une prime après 4 mois. Prisonniers de l'assistance ? C'est vrai, mais c'est encore pire avec le RSA. L'assistance est sans limitation de durée avec le nouveau dispositif alors qu'avec le RMI elle ne pouvait excéder une année. Une rupture ? Encore plus faux, la logique de la dépendance est accrue voire même favorisée avec le mécanisme de la subvention pérenne.

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