L'Italie légalise les milices, une dérive fascisante ?
(Publié sur Agoravox) Un symptôme de la dérive fascisante de l’Italie.
Le fait de faire reposer sur des groupements privés – qui n’ont de légitimité que leur caractère volontaire – donc des groupements autoproclamés ayant pour objectif une certaine forme de contrôle social, ramène l’Italie au temps des ligues qui dictaient « leur » loi dans la « jungle » de la rue. L’opposition italienne stigmatise ainsi les défaillances d’un Etat qui abandonne officiellement une parcelle de la force publique, un abandon qui ne fait aucun doute lorsqu’on sait que le gouvernement diminue les crédits des forces de l’ordre italiennes, comme s’en offusquent les syndicats de Police italiens. En clair, l’Italie externalise sa sécurité en opérant ce transfert du public au privé.
Des milices au service da la criminalisation des immigrés
La perplexité est de mise enfin, quand on apprend que ces rondes, dixit le Vatican, se font un point d’honneur à dénoncer « des étrangers suspects »… Une dénonciation des sans-papiers désormais obligatoire dans un autre article de cette même loi, sous peine d’amende. Un vaste mélange donc, qui assimile sans-papiers, immigrés et délinquants.
Les Italiens n’ont manifestement pas besoin d’un ministère de l’Identité nationale pour concurrencer l’esprit d’initiative français en la matière. Mais diable ! Jusqu’où iront-ils avant que les démocrates ne se réveillent ?