Le trafic de diplômes à Toulon accuse la loi LRU

Publié le par comet

 

(Article publié sur Marianne2)Info ou intox, les avis divergent sur ce trafic de faux diplômes à l'Université de Toulon et une enquête a été ouverte. Cette affaire interroge sur la toute puissance accordée par la loi LRU aux conseils d’administration, et notamment aux Présidents d’université...


Ça ne tourne pas rond à l'USTV, l’Université du Sud – Toulon – Var. Visée par une enquête du pôle économique et financier du tribunal de grande instance de Marseille pour un trafic présumé de faux diplômes, la fac s'avère être un vrai foutoir : manque de sérieux dans les procédures d’admission pédagogiques, passe-droits accordés par l’administration, manque de moyens… Ajoutons-y la toute-puissance d’une présidence renforcée par la loi LRU, on obtiendra un ensemble de conditions, qui, réunies, ne pouvaient que générer un cocktail aussi explosif qu’un crapuleux trafic de diplômes…  

Ainsi des acrobaties constatées dans les procédures de VES – Validation des Etudes Supérieures – qui permettent aux étudiants étrangers de faire valider leur formation étrangère pour s’inscrire en France. Selon Stéphane Mounier, responsable syndical Snesup à l’Université de Toulon, « ça fait longtemps que les enseignants tirent la sonnette d’alarme sur la procédure VES, mais quand on avertit d’un dysfonctionnement, on nous traite de révolutionnaires… ». Evidemment, à Toulon, il semble révolutionnaire de croire qu’un refus pédagogique en commission VES est un refus définitif… « Dans ces cas-là, comme c’est arrivé avec des étudiants chinois qui n’avaient pas le niveau, l’administration passe en force et réorganise une commission VES sans les responsables de diplômes… Et valide l’inscription ! ». Révolutionnaires disait-on ? « Du coup, c’est même arrivé que des étudiants soient inscrits dans le mauvais diplôme ! », poursuit le responsable syndical.

 
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