Le RSA ou la pauvreté durable

Publié le par comet

(Article publié sur MarianneBrice et Martin, les apôtres de la solidarité au sein du gouvernement, s'invitent chez les r'mistes. Forcément, c'est pour apporter une bonne nouvelle. On n'expédie pas 1,2 millions de lettres pour raconter des bobards! Quoique... 

(photo : psd-Flickr-cc) 


A la manière du loto de la Française des jeux, Martin Hirsh fait sa com sur le RSA. Depuis le 1er avril (non, ce n'est pas une blague), tout le monde peut tenter sa chance pour savoir s'il peut en bénéficier. Pour cela, rendez-vous surle site du haut commissaire. Le RSA, c'est peut-être pour vous ! Une nouvelle roue de la fortune pour les pauvres ?


Un dispositif qui facilite le retour à l'emploi précaire.  
Selon les premiers bilans qualifiés de « flatteurs » par le haut commissaire aux solidarités actives, le RSA augmenterait de 30% le nombre de reprises d'emploi par rapport au RMI. C'est vrai, mais ce qu'il oublie de préciser, c'est que les trois quarts de ces reprises d'emploi sont à temps partiel. Un mensonge par omission assurément ! Loin de nous l'idée de remettre en cause la bonne foi de M. Hisrh. Mais si on ajoute à cela le fait que 28% de ces nouveaux emplois ne sont pas durables parce qu'inférieurs à six mois, on tombe dans le délit d'oubli caractérisé. N'en déplaise à la mémoire sélective du haut commissaire, le RSA est une machine à créer du travail précaire.   

Selon un rapport de l'Insee,  « il est ainsi frappant de constater que la perception d’une allocation ne semble affecter significativement et négativement le retour à l’emploi qu’au sein des familles monoparentales ».Des familles dont on peut supposer qu'elles utilisent l'allocation comme un revenu de subsistance, compte tenu des difficultés particulières auxquelles elles sont confrontées. Là encore, le RSA n'y pourra rien. D'autant que les modalités d'application ont été déléguées au conseils généraux, ce qui entraîne des disparités entre départements... 

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