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Marianne
Martin Hirsch est arrivé, en se pressant, et il a créé le RSA pour faire disparaître les pauvres. Au final, le projet a surtout réussi à compliquer la vie des chômeurs, et à alourdir la charge
financière de départements qui seront bientôt incapables de répondre à la demande.
Vous l’avez compris, le RSA sera à la mode en 2010 et servi à toutes les sauces.
LE RSA OU LA CONSÉCRATION D’UN PAUVRE
On pourra toujours se rassurer de l’embauche de 1000 CDD à Pole Emploi, probablement des futur ex rs’istes qui auraient profiter de l’ASS défendue par Wauquiez alors que Hirsch leur promettait le RSA. Bref, des futur ex-pauvres sortis de la pauvreté grâce à des plus pauvres qu’eux.
Là, rien à faire, on ne peut pas dire que la politique de réinsertion sociale du gouvernement ne fonctionne pas. Ca deviendrait presque récurrent comme système. On a sauvé le système financier international pris dans les tourbillons d’une crise de surendettement en endettant les Etats. On sauve les pauvres d’une crise de l’emploi privé en créant des emplois publics pour s’occuper de ces pauvres. La mécanique est huilée, il y a de la cohérence dans cette affaire-là, et Hirsch n’y est pas pour rien, lui qui promettait le système miracle censé faire bosser tous ces « fainéants » de chômeurs. En résumé, le RSA, c’est un transfert de charges qui allège le budget de fonctionnement des entreprises privées en alourdissant le budget de fonctionnement de l’Etat.
LE GRAND TIMONIER DES PAUVRES TOMBE DE SON PIÉDESTAL
Il s’est battu contre une partie de la droite qui le qualifiait de transfuge et assimilait son système RSA à une aide sociale cachée. Bref, il s’est battu contre vents et marée pour imposer son système permettant d’aider les pauvres à rester pauvres… Une vrai victoire pour tous les chômeurs à venir. Qu’il se rassure ce million de personnes en fin de droit, le RSA accroît les inégalités sociales en favorisant le retour à l’emploi des mieux qualifiés, c’est-à-dire de ceux qui en ont le moins besoin et qui sont les moins nombreux dans la difficulté, quand il ne change presque rien à la situation des autres. Qu’il se rassure ce million de chômeurs en fin de droit qui file vers le RSA, les finances des départements n’ont jamais été aussi florissantes. Après tout, ils n’auront qu’à faire moins d’accompagnement et moins de suivi des milliers de personnes venues engorgées les files d’attente. Indéniablement, le RSA est pauvrevore car il finit même par appauvrir les départements.
Bref, avec le RSA, Martin Hirsch a réussi son coup. Il existe et certains s’égarent même à le qualifier de «ministre qui sort du rang ». Reste une question, la « sortie » en vaut-elle la chandelle ?
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C’est là que l’éternel compagnon de Franca Rame, Dario Fo en
personne, se matérialise. Lui qui a écrit en 1973, alors que l’Italie connaissait la crise, « Non si paga, non si paga ! »
Le Monde fait naïvement l’apologie du RSA et de Martin Hirsch. Un Rsa qui entérinerait une république des Békés s'il était mis en application dans les départements
d'Outre-mer, tant les craintes sur la pression à la baisse des salaires et l'intensification du travail au noir se font jour.



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